L’équipe de la sélection de la Ligue régionale du football amateur du Nord-est (Borgou-Alibori) a remporté la Coupe du cinquantenaire de l’accession du Bénin à l’indépendance en battant le dimanche 1er août 2010 au stade Charles de Gaulle de Porto-Novo, la sélection de la Ligue régionale de football amateur du Sud-est (Mono- Couffo) sur le score d’un but à zéro.
L’équipe des départements du Borgou et de l’Alibori est rentrée dans l’histoire en remportant la Coupe du cinquantenaire de l’indépendance du Bénin. Cinquante ans après, tous les Béninois s’en souviendront lors du centenaire. C’était en présence du Chef de l’Etat, le Dr Boni Yayi, du président de l’Assemblée nationale, du président de la Cour Constitutionnelle, du président de la Haac, des ministres du gouvernement, des députés à l’Assemblée nationale, du Maire et des membres du Conseil communal, le président de la Fédération Béninoise de Football, Anjorin Moucharafou, les membres du Comité Exécutif de la fédération, les populations de Porto-Novo et de bien d’autres personnalités de nationalités diverses.
C’est Ignace Fassinou du Borgou Alibori qui a délivré son équipe en début de match en réussissant à tromper la vigilance du gardien de but du Mono-Couffo sur une frappe très lourd, 14 minutes après le coup d’envoi de l’arbitre Brice Igué. Le ballon est passé au travers de tous les défenseurs pour aller mourir dans les buts d’un gardien de but plutôt crispé à l’image de tous ses coéquipiers.
Le gardien de but Edouard Amoussouvi qui n’avait pas vu le départ du ballon a tenté un plongeon désespéré sans succès. Le ballon lui est passé à travers les mains pour aller mourir dans les filets au bonheur de l’équipe adverse.
Durant toute la première partie, les joueurs du Mono-Couffo ont tenté en vain de revenir au score. Malgré leur timide volonté, ils ont eu devant eux, une équipe du Borgou-Alibori décidée à conserver jalousement son avance.
Les coéquipiers d’Adam Tairou ont géré la rencontre jusqu’au terme des premières trente cinq minutes. Même si les deux équipes n’ont pas produit un football d’un grand niveau technique, elles ont eu mérite d’éliminer les adversaires les plus redoutables pour venir faire honneur à leur département devant le chef de l’Etat et un stade de Charles de gaulle comble.
Au retour des vestiaires, les coéquipiers de Pamphile Mèwanou sont revenus avec de nouvelles intentions: celle de refaire leur retard et de prendre l’avantage au score. Ils se sont vraiment procuré des occasions de but. Mais toutes ses opportunités ont été vendangées par naïveté des attaquants. Même à la fin des prolongations, Dégbé Bédié et ses coéquipiers auraient pu revenir au score et espérer aller au tir au but. Mais cette dernière occasion a été à l’image des autres, mise dans le décor donnant ainsi la chance aux Borgou-Alibori de continuer dans l’allégresse, la célébration de la fête du cinquantenaire de l’indépendance.
Le dernier acte historique de cette finale a vu le capitaine Abdoulaye Ouzérou souler le géant trophée du cinquantenaire de l’indépendance des mains du Chef de l’Etat, le Dr Boni Yayi. Il faut dire que le trophée a été remis au ministre des Sports Modeste Kérékou par le président de la fédération, Anjorin Moucharafou avant d’échouer dans les bras du chef de l’Etat. Ce dernier l’a tout d’abord soulevé pour montrer que c’est le peuple béninois qui en sort vainqueur des festivités du cinquantenaire de l’indépendance.
Avant le début de cette finale, plus de mille deux cent enfants de Porto-Novo ont offert un spectacle inédit au peuple béninois à travers leur prestation de majorette. Ils ont par leurs numéros chorégraphiques, émerveillé le public qui a fait le grand déplacement. La fête était tout simplement belle. 1960-2010, c’est désormais dans l’histoire.
Bruno Brutus DOSSOU