Pendant 34 journées, dix-huit (18) équipes ont rivalisé d’ardeur et de talent dans le cadre du championnat national de première division (D1). A la fin, un satisfecit est décerné au comité exécutif de la Fbf, aux responsables de clubs et autres acteurs du football béninois.
Lancé dans une incertitude presque totale, le championnat national de première division est aujourd’hui arrivé à son terme. C’était dimanche 12 juillet dernier. Au grand bonheur du football national et à la satisfaction des organisateurs avec à leur tête, le président Anjorin Moucharafou de la Fbf.
Pour les uns, ce championnat pouvait ressembler à d’autres qui n’ont jamais connu leur épilogue, parfois truffés d’irrégularités.
Pour les autres, il fallait tester l’actuel comité et surtout son président qui avait consacré une place de choix à l’organisation de ce championnat dans son programme d’action.
Beaucoup de spécialistes ont considéré l’absence de championnats comme étant la cause essentielle des contre performances enregistrées par la sélection nationale senior du Bénin.
Pour eux, la faiblesse de la qualité du jeu et du niveau est conséquente de cette absence. Ils ont longuement et à cor et cri, réclamé ces championnats qui permettent de régulariser les compétitions et d’aiguiser le talent et le dynamisme des joueurs. Ce point de vue est d’autant plus justifié que les grandes nations de football ont fait des championnats des activités régulières qui occupent des professionnels du cuir rond. Lorsque le Président de la Fbf, El Hadj Moucharaf Anjorin annonçait l’organisation de ces championnats, comme priorité, il était presque applaudi. Mais une inquiétude habitait plus d’un observateur : où trouver les moyens de cette politique et comment maintenir les différents acteurs à observer une discipline qui garantisse la sérénité et un aboutissement heureux de ces compétitions ? Aujourd’hui, tout le monde peut se frotter les mains.
Pari gagné pour la Fbf
Le championnat national de première division a été conduit, pour une fois heureuse, à son terme. Les équipes engagées dès l’entame avaient obtenu une aide financière de la Fbf qui leur permit de tenir jusqu’au bout, tant bien que mal. Des difficultés ont été certes exprimées par les dirigeants de clubs. Mais grâce à la détermination des uns et des autres, à l’engagement de chacun des acteurs, ces compétitions interclubs ont été suivies de bout en bout, sans les grands handicaps habituels.
Nonobstant, des difficultés ont été émises, de même que quelques imperfections d’ordre organisationnel. Mais ces goulots, aujourd’hui conjugués au passé, serviront de leçons pour améliorer l’avenir. Ils seront pris en compte dans le renforcement des bases d’une bonne organisation. Le pari gagné, c’est tout au moins la conduite à terme de ce championnat. Le prochain défi reste le relèvement du niveau de la compétition pour éviter de continuer à se mettre sous l’influence et la coupe de petites équipes étrangères. Nous avons besoin d’avoir un football qui évolue et qui s’impose par la qualité d’abord des joueurs techniquement au point, capables de mieux vendre l’image du Bénin et de défendre les couleurs nationales en cas de besoin. Le développement tant souhaité passe aussi par là.
Roméo KOKOU