|
Supporters:
Des établissements scolaires des villes recevant des matches de la Coupe d'Afrique sont transformés en gîtes pour les nombreux supporters étrangers. A Sekondi-Takoradi, la "ville-jumelle", quatre écoles accueillent les nombreux fans venus des pays voisins, car le groupe B est très régional. Le Nigeria n'est pas loin -il suffit de traverser les étroits Bénin et Togo-, le Bénin et le Mali non plus, et la Côte d'Ivoire est à moins de 200 km de Sekondi-Takoradi. Les cours sont suspendus le temps de la compétition et les établissements ont profité de l'occasion pour se rafraîchir un peu. Béninois, Nigérians, Ivoiriens et Maliens recréent leurs ambiances locales dans ces villages de fans.
Oecuménisme:
Les Nigérians, musulmans et chrétiens confondus, ont l'habitude de faire ensemble des prières oecuméniques, dirigées par un des piliers du groupe, le gardien Austine Ejide. Au coup de sifflet signalant la mi-temps de leur match contre la Côte d'Ivoire (0-1), ils se sont par exemple tous rassemblés autour du portier. Les "Super Eagles" ont l'habitude de prier Dieu, qu'il s'agisse du Dieu de l'Islam ou de la Chrétienté, pour souhaiter la victoire, éviter les blessures... Et dans le bus qui les conduit aux matches ou entraînements, ils entonnent aussi bien des chants des Ibos (majoritairement chrétiens) que Yoroubas (où l'on trouve aussi des musulmans, comme le Marseillais Taye Taiwo), deux des plus importantes ethnies du Nigeria.
Apprentis:
Le sélectionneur néerlandais de la Namibie, Arie Schans, a grondé ses joueurs après la fessée reçue du Maroc (1-5) pour leur entrée dans la compétition. "J'ai dit à mes joueurs qu'ils avaient l'air d'apprentis contre des professionnels pendant les cinq premières minutes (au cours desquels les +Brave Warriors+ - les Guerriers courageux - ont encaissé deux buts pour son troisième match seulement à la tête de la Namibie, qu'il a prise en mains en décembre après la mort soudaine de Ben Bamfuchile. Après le bâton, l'entraîneur sait aussi manier la carotte. "Heureusement, nous avons joué toutes nos mauvaises cartes contre le Maroc et nous jouerons mieux contre le Ghana. N'oubliez pas que la Namibie est déjà très fière d'être qualifiée. Nous sommes ici pour la Coupe mais aussi pour acquérir de l'expérience".
AFP |