Les Ecureuils cadets du Bénin ont été battus 1 but à 0 par le Sylly cadet ce dimanche 9 novembre à Conakry lors du match aller du dernier tour des éliminatoires du championnat d’Afrique des nations, Algérie 2009. Le 23 novembre prochain à Cotonou, les Béninois espèrent prendre leur revanche et se qualifier pour la phase finale.
Conscients de l’enjeu, les cadets guinéens à l’image de Karamokoba Kéïta, Ibrahim Camara, Allassane Kéïta et autres Allasane Bangoura, n’ont pas perdu de temps au coup du sifflet de l’arbitre tunisien Jedidi Slim pour mettre le pied sur l’accélérateur. Mais le rouleau compresseur mis en place n’a pas eu raison d’une équipe béninoise bien regroupée autour de son gardien de but et capitaine Karim Mama.
Les deux premiers blocs défensifs ont répondu du tac au tac sans laisser la moindre faille à l’adversaire. Les Guinéens qui rodaient autour de la cage béninoise inlassablement, n’ont pas eu la chance de se montrer véritablement dangereux dans les dernières actions devant le but des visiteurs.
A la 3ème minute, la sortie du gardien de but Mama Karim empêche Karamokoba Kéïta, l’attaquant guinéen de conclure une action sur laquelle il a été mis sur orbite par ses coéquipiers. En ce début de match jusqu’à la limite du quart d’heure, les deux équipes se cherchent sans pouvoir prendre le dessus l’un sur l’autre.
Toutefois, les Ecureuils cadets ont eu du mal à s’approcher des buts gardés par Aboubacar Kamara, le gardien guinéen. Tout le jeu est resté concentré au milieu du terrain avec une présence remarquable des Ecureuils qui n’arrivaient pas toujours à faire la jonction entre ces différents compartiments de jeu. Par contre, les Guinéens, à l’aise dans le déroulement de leur jeu, ne parviennent pas à tromper une défense béninoise dirigée par Didier Sossa et autres Dossougbété Lunel.
En répondant à la vivacité des cadets guinéens, les Béninois, handicapés par la taille, envoyent malheureusement des ballons aériens que Jordel Dossou a eu tout le mal du monde à maîtriser devant les géants défenseurs guinéens Kevin Lamah, Tamba Kamano et autres Moustapha Mara. De l’autre côté, le Sylly cadet, dans le but de prendre un large avantage à domicile, multiplient les hors jeu.
De toutes les façons, jusqu’à l’heure du jeu, les deux équipes ont présenté un beau football sans actions dangereuses de part et d’autres. Mais il faut signaler la frappe puissante à la 21ème minute du virevoltant Karamokoba Kéïta, captée en deux temps par Karim Mama, le gardien béninois.
Deux minutes plus tard, Dassagaté William s’enfonce dans la défense guinéenne, bien lancé par l’un de ses coéquipiers, mais la réaction des Guinéens a été prompte pour repousser le danger. Il faut attendre la 26ème minute pour voir la première frappe béninoise partir des pieds de Jordel Dossou sur action de jeu bien construite par tout le déploiement du milieu de terrain et les attaquants. Mais la conclusion n’a pas fait mouche.
Dans le jeu, les Guinéens agressifs, commettent beaucoup de fautes sur les Béninois, ce va obliger l’arbitre tunisien à sortir pour la première le premier carton jeune à Almamy Sylla.
A la 36ème minute, Jordel Dossou sevré en bonne balle et Romuald Zocli, amorcent une percée dans la défense guinéenne. Mais Romuald sera descendu par Almamy Sylla, souvent en position de stoppeur de la défense guinéenne. Mais le coup franc sifflé à la lisière de la surface de réparation ne donnera rien. La frappe de William Dassagaté n’était pas bien travaillée pour inquiéter le géant gardien de but guinéen Aboubacar Kamara.
Trois minutes plus tard, les Guinéens auraient pu prendre l’avantage suite à une erreur défensive de Fayemi Affisou dont le tir a été repoussé par le gardien Karim Mama.
Revenu des vestiaires, les Béninois vont se faire cueillir à froid à la 49ème minute par une frappe des 17 mètres en plein axe de Karamokoba Kéïta. Le mur défensif béninois ayant trop reculé n’a pas eu le temps de réagir, laissant seul le gardien de but à la peine. Dès lors, les Guinéens vont commencer par croire en leur chance. Mais les tombeurs des Nigérians vont se sentir blessés dans leur amour propre. L’entraineur Moïse Ekoué va faire rentrer Landry Koukoui en lieu et place d’Eric Tchibozo un peu absent. Le jeu des Béninois change. Jordel trouve plus d’espace.
A la 55ème minute, les Béninois auraient pu revenir au score n’eut été la sortie du gardien guinéen jusque dans les 30 mètres pour enrayer une action très dangereuse. Il restera au sol pendant plus de cinq minutes après le choc avec l’attaquant béninois, Jordel Dossou partit comme une fusée en plantant toute la défense guinéenne.
De part et d’autres, les ambitions sont diverses. Les Guinéens cherchent à se rassurer et les Béninois veulent refaire leur retard. Mais les changements de part et d’autres n’apporteront rien au court du match. Mais les Béninois se battent mieux qu’en première partie. Durant cette tranche de jeu, ils ont posé le ballon à terre mais la coordination a fait énormément défaut.
A la 80ème minute, les Béninois passent à côté du deuxième but. L’erreur défensive de Lunel Dossougbété sur la ligne médiane a été de justesse corrigée par Didier Sossa au dernier moment dans la surface de réparation au moment où Karamokoba Kéïta s’apprêtait à mettre à genou les Béninois.
Dès lors, les Guinéens vont pousser pour obtenir très tôt leur second but, mais en vain. Sur le corner consécutif à l’action, les Béninois seront une fois de plus sauvés par la barre transversale. Plus rien ne modifiera le score de la rencontre.
Au coup du sifflet final, les Béninois s’en sortent bien avec un retard d’un but à remontée à Cotonou, mais la bataille n’est pas gagnée d’avance.
DECLARATIONS
Moïse Ekoué, entraîneur
Au vu du résultat du match aller, rien n’est encore gagné. Le résultat du match est un score flatteur. Nous serons très prudents. Nous allons continuer de travailler. Nous avons eu deux blessés au milieu de terrain. J’espère que nous allons récupérer ces joueurs pour faire la différence à Cotonou. Le bloc défensif n’a pas joué son rôle. La défense n’a pas souvent soutenue l’attaque, c’est ce qui a fait que vous avez constaté cette lacune au milieu du terrain. Nous essayerons de corriger toutes ses lacunes avant le match retour.
Patrick Aussems, DTN
Nous avons été mis en difficulté dès le début du match notamment sur les longs ballons guinéens. Ils nous ont posé de problèmes dans tous les compartiments. A partir de là, nos joueurs n’ont pas réussi à poser le ballon à terre et à jouer dans les couloirs. Au finish, on s’en sort bien avec un score d’un but à zéro. Le score aurait pu être plus lourd. Il faut travailler aussi pour l’équilibre du jeu car l’équipe a été confrontée à un style de jeu différent. De toutes les façons, il y a espoir pour la qualification.
Anjorin Moucharafou, Président FBF
La qualification se joue sur deux matches. Nous avons perdu sur le score d’un but à zéro. Nous avons perdu une bataille, mais espérons remporter la victoire finale. Maintenant, il faut travailler car à domicile nous nous donnerons la chance de se qualifier dans deux semaines (ndlr le 23 novembre 2008) en marquant plus de buts.
Clément Dègbo, DC MJSL
Les enfants se sont bien battus. Mais il y a encore des choses à améliorer. Nous allons revoir leur comportement et leur accompagnement pour que lors du match retour qui aura lieu à Cotonou dans deux semaines on puisse se qualifier à la satisfaction de tout le peuple béninois et de tout le gouvernement du Dr Boni Yayi.
Bruno Didavi, SG FBF
J’ai méconnu les Béninois cet après midi car quand on gagne les Nigérians, ce n’est pas comme cela qu’on se comporte. Je suis déçu par la prestation de l’équipe. L’attaque était inexistante. Les joueurs ont eu des difficultés à aligner trois bonnes passes. Pour des enfants, ce n’est pas encourageant. Les Guinéens étaient très combatifs et je pense que c’est de la même manière qu’ils vont se battre à Cotonou. Donc il faut faire attention.
Quentin Didavi, Président Ligue Atlantique Littoral
La qualification au match retour doit être assurée. Mais la prestation de ce soir ne m’a pas convaincu. Les enfants ont joué avec un complexe de supériorité. Ils ont pensé que gagner le Nigeria, c’est être déjà qualifié pour la phase finale. Je pense que la prestation de ce soir leur permettra de savoir qu’il reste encore des choses à corriger. Je pense qu’il y a un travail sérieux à faire pour gagner dans deux semaines par un score supérieur à deux buts sans encaisser le moindre but. Nous devons œuvrer pour cela et compter sur le public pour soutenir les enfants.
Bruno Brutus DOSSOU