Sur les bords de la Méditerranée, au stade du Caire, les Ecureuils du Bénin se sont écroulés 5 buts à 1 lors du match amical, date Fifa du 19 novembre 2008. Avec 4 buts à 0 à la mi-temps, la messe était dite pour les Ecureuils du Bénin face à des doubles champions d’Afrique très en forme.
Les Ecureuils doivent redescendre sur terre et se mettre en cause. Battus 5 buts à 0 par les Pharaons d’Egypte, les poulains de Michel Dussuyer ont appris à leur dépens la leçon de football à leur donnée par les Champions d’Afrique. Quatre erreurs graves qui ont fait couler les Ecureuils qui n’avaient pas besoin des eaux du Nil pour prendre leur température.
La température avait déjà montée dans le bus qui les conduisait au stade suite à l’embouteillage monstre que les Forces de l’ordre n’ont pas pu maîtriser. Obligé d’intervenir, le sélectionneur national a dû remonter le moral d’une troupe déjà handicapée par l’absence de Stéphane Sessègnon du Paris St Germain, de Mouri Ogoubiyi de Guingamp et d’Anicet Adjamonsi de Fc Ferrol. Des absences qui ont donné du vertige à Michel Dussuyer qui, à l’annonce de l’absence des trois joueurs, s’est enfermé à échafauder classement sur classement et stratégie sur stratégie.
Malheureusement pour lui, il a fait la mauvaise option à l’heure du match. La combinaison Damien Chrysostome et Noël Séka dans l’axe, Adénon Khaled et Olou Oscar sur les côtés, Ahouéya Jocelyn et Séidah Tchomogo en milieu récupérateur, Romuald Boco et Michaël Poté en milieu offensif, Oumar Tchomogo et Razack Omotoyossi en attaque, n’a pas porté ces fruits avec un Yoann Djidonou mal inspiré.
Les Béninois n’ont résisté que pendant 20 minutes. Le premier but égyptien marqué par Hosni Abdourabou sur penalty gracieusement offert par l’arbitre libyen, a ouvert les portes de la déchéance d’une équipe béninoise mal en point en défense.
A peine avoir digéré ce penalty, que les Ecureuils vont encaisser un deuxième but à la 26ème minute. Wahib Souleymani qui rodait dans la surface de réparation béninoise, ne se fait prier de reprendre une balle de Hémad Motahib qui avait ricoché sur le montant gauche de Yoann Djidonou. Sur le coup, la défense béninoise, est restée bien passive pour réagir à temps avant de constater les dégâts.
Dès lors, les coéquipiers d’El Hadaoui qui passaient un après midi calme, vont chercher à tuer le match. C’est ce qu’ils feront en marquant deux autres buts aux 40ème et 42ème minutes, respectivement par Hémad et Abou Tréka.
A 4 buts à 0 à la mi-temps, les Béninois devraient se remettre en cause et faire le bilan d’une première partie au cours de laquelle rien ne leur a réussi devant les buts adverse. Difficilement, Oumar Tchomogo, le capitaine d’une mi-temps a pu faire un tir non cadré à la 44ème minute.
A la reprise, Michel Dussuyer annonce les couleurs en faisant trois remplacements, la preuve qu’il a mal placé ses pions. Maxime Agueh qui signait son retour avec les Ecureuils, remplace le malheureux Yoann Djidonou, les frères Tchomogo cèdent leur place à la paire Koukou Djima et Nouhoum Kobénam.
Même si Abou Tréka a porté la note pour le compte des Egyptiens à 5 buts à 0 à la 73ème minute, les Ecureuils ont changé le jeu à leur avantage. Contrairement à la première partie, les frappes se multiplient, mais elles sont trop molles pour inquiéter le gardien remplaçant d’El Hadaoui. Les incursions béninoises dans le camp égyptien poussent les Pharaons à commettre des fautes non sifflées par l’arbitre libyen. Les Béninois vont se procurer plusieurs occasions de buts, mais seul Razack Omotoyossi réussit à sauver l’honneur des Béninois à la 85ème minute. Il aura pu marquer un autre, tout comme Nouhoum Kobénam, trop dépaysé après son entrée.
Avec cette prestation, les Ecureuils et leur entraîneur Michel Dussuyer ont encore du chemin à faire s’ils veulent se qualifier pour la Can ou le Mondial 2010.
Bruno Brutus DOSSOU